Erroll Garner dans le cinéma …

Nouveau (news 08/2018): Voilà un nouvel album: un enregistrement live complet, au Concertgebouw à Amsterdam en 1964. Pour rappeler un petit historique sur Erroll Garner, il était un pianiste autodidacte, à travers son style unique qui combinait un romantisme appuyé avec, le plus souvent, un swing détonnant! Il avait une manière bien à lui en installant toujours des ambiances, couvrant tout le clavier, d’où surgirait soudainement une mélodie connue ou le thème tant attendu. Ses accompagnateurs, le bassiste Eddie Calhoun et le batteur Kelly Martin, savaient rarement ce que Garner jouerait durant les concerts (mais Calhoun était un ami d’enfance et connaissait bien le caractère de Erroll qui s’en amusait souvent…). Outre son talent d’interprète, Il y a des exemples déroutants dans ce live ou Erroll nous surprend tant sa virtuosité est permanente; il était ambidextre, ce qui signifiait qu’il pouvait garder deux rythmes à la fois. Ici une vidéo présentant ce nouvel album.

Le jazz est un art musical à part entière, ce n’est pas un genre bien défini que l’on peut prendre ou rejeter en un seul bloc. C’est un monde complexe, divers et varié, avec ses interprètes, ses genres, ses époques, ses musiques (de masse), ses créateurs solitaires. Le jazz, c’est  une relation entre ceux qui le jouent et ceux qui l’écoutent. La musique de jazz part souvent d’un thème connu de tous (appelé « standard »), tourne autour, pour finalement laisser le soliste exprimer sa pensée de manière plus personnelle, toujours suivi de ses “accompagnateurs”. Selon leur humeur et des personnes présentes, la musique peut changer complètement de caractère. Ce thème est souvent tout à fait dérisoire dans le jazz car, selon les jazzmans, l’œuvre n’est plus la même. C’est pourquoi le monde du jazz est celui de l’imprévisible et de l’improvisation.

C’est ici que le rapport avec Clint Eastwood se fait de lui même. Le jazz c’est de l’improvisation. il en va de même pour les réalisations d’Eastwood. En 1971 son premier film « Un frisson dans la nuit » met en scène un animateur radio à qui une fan demande inlassablement de passer ce grand classique du jazz « Misty » de Erroll Garner. Le jazz n’est pas seulement présent dans ce premier film mais aussi partout dans les films d’Eastwood (Bird, Impitoyable, un monde parfait, etc.) . Que cela soit en bande-son ou bien quand le personnage de Clint joue du jazz, la musique est là où marche Eastwood.

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