Kinga Glyk musicalité, groove tenace, bassiste virtuose

Une virtuose venue de Pologne risque fort de truster les scènes jazz de la planète avec l’arrivée de son troisième album « Dream ». Véritable prodige de la bass, l’artiste de vingt ans y présente un programme époustouflant de maîtrise et de musicalité. Contre l’avis de son père batteur et vibraphoniste, la jeune Kinga Glyk a choisi la basse et a intégré le groupe familial à seulement douze ans. L’artiste a peaufiné son jeu en tournant avec le Glik P.I.K Trio avant de sortir son premier album Rejestracja en 2015 suivi du live Happy Birthday l’année suivante.

En 2016 la vidéo de sa reprise du Tears In Heaven de Clapton devient virale et atteint très vite 600 000 vues et 20 millions de like sur le facebook de Bass Players United. Entre compositions originales et reprises (dont Teen Town de Jaco Pastorius … passage obligé 😉 ), la bassiste alterne un jazz groove puissant, jazz fusion et ballades swing aériennes. Plus que sa technique incroyable c’est bien la musicalité de cette artiste surdouée qui résonne dans cette œuvre.

Je reprends le fil de l’actu concernant cette talentueuse musicienne (juin 2020); trois ans après elle est accompagnée, durant ce concert « Live in Leverkusen/ november 2019 », par un des meilleurs batteurs actuels: Gregory Clark Ju.. Vous pourrez écouter l’entier du concert, d’une qualité remarquable, en suivant sur youtube cet événement. Ma sélection va vers « Low blow » qui me rappelle l’époque de « Parodie » ainsi que du fabuleux « Uzeb », époque lointaine mais qui, grâce a des artistes comme Kinga, offre une écoute renouvelée.

Votre curiosité est tenace alors voici un mémorable solo de batterie de Greg durant ce même concert à 4:20 – « Lennie’s Pennies » (Keyboards: Arek Grygo. Keyboards: Pawe? « Bzim » Zarecki. Drums: Greg (Gregory) Clark jr.)