Martial Solal et Jean Cocteau « Chopin devenu fou » (Art Tatum)

Avez vous déjà vu des araignées courir sur un piano ? Ce sont les doigts de Martial Solal. A propos du film de Michel Follin « Jazz never ends » (2008) sur la vie et l’œuvre de Martial Solal, c’est une leçon d’improvisation, de passion et de travail. « Sans travail, le talent n’est qu’une sale manie » (Georges Brassens). Martial Solal dévoile ses influences : Teddy Wilson, le pianiste de Benny Goodman. Il est arrivé à Paris gare de Lyon à l’hiver 1950. Il raconte comment il s’est incrusté au club Saint Germain pendant plus de dix ans avec Pierre Michelot (contrebasse) et Kenny Clarke (batterie). Il recevait les Américains de passage notamment Dizzy Gillespie, Stan Getz, Sonny Rollins. En 1952, il eut la chance d’enregistrer avec Roy Haynes venu accompagner Sarah Vaughan à Paris. Roy Haynes, un batteur qui avait alors un bagage technique largement supérieur à la moyenne comme dit Martial.

D’autres influences aussi : Bud Powell, Art Tatum, « Chopin devenu fou » dixit Jean Cocteau…  Martial Solal a écrit entre 30 et 40 musiques de film mais une seule a suffit pour lui assurer la gloire et la fortune, celle d’ »A bout de souffle » de Jean Luc Godard en 1959. La musique est essentielle dans ce film culte…  « La qualité que je recherche, c’est la singularité » c’est pourquoi son jeu pianistique et son interprétation est si originale.

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