Vous ne connaissez pas le son de la contrebasse de Stanley Clarke, alors il suffit d’écouter ce concert (choisissez un bon retour stéréo). Il est entouré ici avec les meilleurs : Ruslan Sirota, Ronald Bruner et la grande Hiromi (!)
Étiquette : Hiromi
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Someday My Prince Will Come
« Un jour mon prince viendra » (Someday My Prince Will Come dans la version originale) est une chanson du film d’animation Blanche-Neige et les Sept Nains sorti en 1937 des studios Disney. Et aussi un grand standard dans le Real Book (partitions Jazz).
Le titre fut composé par Frank Churchill avec des paroles originales de Larry Morey, adaptées pour la version française par Francis Salabert. La chanson originale fut interprétée par l’actrice Adriana Caselotti et pour la version française par Béatrice Hagen (en 1938), puis Lucie Dolène (en 1962), puis Rachel Pignot (en 2001). En 1938, Lucienne Dugard enregistra la première adaptation phonographique des chansons sur disque 78 tours, et Élyane Célis la première version racontée aux enfants (chansons + dialogues), toutes deux avec des paroles différentes de celles des doublages en français.
L’American Film Institute classa la chanson à la 19e position de AFI’s 100 Years… 100 Songs, un classement des plus grandes chansons de l’histoire du cinéma américain. Cette place fait de cette chanson la deuxième meilleure place pour un titre Disney puisque le classement comprend également When You Wish Upon a Star issu du long métrage Pinocchio (1940)
Un grand standard de Jazz
En 1957, le pianiste de jazz Dave Brubeck, inspiré par une anthologie de musiques Disney appartenant à son fils, sort l’album Dave Digs Disney comprenant une version de Some Day My Prince Will Come.
La chanson devient rapidement populaire auprès des musiciens de jazz. Plusieurs versions seront alors enregistrées comme celles de Bill Evans, Oscar Peterson, Louis Armstrong ou de Herbie Hancock. Miles Davis enregistrera même en 1961 un album de jazz nommé Someday My Prince Will Come, tout comme The Chet Baker Trio en 1979.
Un live de cette composition avec des musiciens à la pointe … (The Great Jazz Trio by Hank Jones: Hank Jones – piano, John Patitucci – bass, Omar Hakim – drums – Sadao Watanabe – sax – Chick Corea – piano – Hiromi Uehara – piano – Austin Peralta – piano)
Le titre fut ensuite repris par plusieurs stars de la pop comme Diana Ross & The Supremes qui enregistrèrent une version en 1967 pour un album qui devait s’intituler Diana Ross & The Supremes Sing Disney Classics mais qui ne sortit finalement jamais.
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Hiromi, le piano débridé …
Un peu d’actualité pour cette grande artiste du clavier qui continue au gré de ses envies, à compléter une multitude de styles à travers ( souvent) des compositions assez sophistiquées. La voir jouer est un pur bonheur, Hiromi Uehara est une bête de scène, une boule d’énergie communicative, au final un phénomène. En live au Blue Note de Tokyo, un morceau de son dernier album « Silver Lining Suite »
Hiromi Uehara est une pianiste au jeu d’une virtuosité insolente. Née à Hamamatsu au Japon, aujourd’hui cette virtuose adoubée par Ahmad Jamal demeure un phénomène. Elle fut dans les 90’s une enfant prodige à la fois fascinante et dérangeante, bardée de prix et de récompenses, capable de jouer Mozart ou Rachmaninov à l’envers comme de visiter Oscar Peterson et Art Tatum avec sa fougue toute personnelle. Après plusieurs expériences toutes plus enrichissantes les unes que les autres (à 17 ans elle monte sur scène avec Chick Corea à Tokyo alors qu’ils ne se sont rencontrés que la veille, en 2008 elle fera un album « Duet » avec lui; son groupe « Sonicbloum » enregistre deux albums, puis viennent les rencontres avec Stanley Clarke et Lenny White)…
La pianiste japonaise se lance ensuite dans son nouveau projet « The Trio Project » avec le batteur de Toto, Simon Phillips et à la basse Anthony Jackson. Ce trio enregistre deux albums, « Voice » et « Move » respectivement en 2011 et 2012, et part en tournée dans le monde entier. Voici ici un extrait live du titre « Desire » (July 25,2015 Japan) ou les musiciens excellent par leur virtuosité ...(ci-dessus)
De même une improvisation comme seule Hiromi en a le secret .. 😉
Et enfin une diffusion à la TV japonaise (normalement impossible à voir pour les occidentaux que nous sommes 😉 .. mais il faut admettre que Hiromi nous offre ici (une fois de plus) la maîtrise de son instrument.

