Étiquette : Harmonies

  • Michael Mayo la voix acrobatique

    Michael Mayo la voix acrobatique

    Jeune chanteur et compositeur virtuose, Michael Mayo s’impose comme l’une des voix les plus en vue et les plus polyvalentes de la musique actuelle. Son premier album, Bones, est produit par Eli Wolf (Norah Jones, J Dilla, Robert Glasper, Maceo Parker). Michael est un chanteur et arrangeur doué ; il n’est que le troisième vocaliste à avoir été accepté au prestigieux Thelonious Monk Institute of Jazz au cours de ses 20 ans d’existence.
    Michael passe avec aisance de l’interprétation de standards avec son groupe ou en big band, à la création de compositions solos expérimentales et improvisées souvent constituées de dizaine de boucles et superpositions sonores. Michael a effectué une tournée internationale avec Herbie Hancock et il a participé aux albums de Kneebody, Scary Pockets, Amber Navran.

    “20/20″ the third single from his upcoming debut album Bones

    Son nouvel opus « Bones » renferme des pépites jazz amalgamées de hip-hop, néo soul ou encore r’n’b. Laissant la part belle à l’improvisation autant qu’à l’habillage electro. Tel ce « You And You » au travers lequel Michael assume sa bisexualité, acceptant de fait son autre soi.  « La bisexualité n’est toujours pas prise au sérieuse par une grande partie de la communauté LGBT. Je n’ai connu aucun homme noir bisexuel en grandissant, je pense donc pouvoir être cette personne pour quelqu’un d’autre. La finalité n’est pas de faire son coming out, mais de pouvoir coexister avec nos différences » Micheal

    Et voilà que ce jeune chanteur nous rappelle un autre vocaliste, Bobby McFerrin,  qui nous a emmené très loin (et même encore plus!) dans son univers musical si particulier. Ici en compagnie du virtuose de la bass Richard Bona.

  • Jaco Pastorius, à l’apogée de la basse fretless

    Jaco Pastorius, à l’apogée de la basse fretless

    Les basses fretless sont une catégorie particulière. Comme les instruments classiques, ces basses n’ont pas de frettes sur le manche. Pour tirer le maximum des possibilités de la basse fretless, il faut avoir un niveau technique assez élevé et beaucoup d’entrainement. Comme les notes ne sont pas “définies” par des frettes, la limite entre justesse et fausseté est vraiment infime. Un simple mouvement de doigt peut générer une variation dans le son. Une bonne oreille est aussi de rigueur car, mal jouée, le son d’une basse fretless peut vite devenir désagréable. De ce fait, même si le son d’une fretless peut-être incroyable, c’est un instrument difficile à jouer.

    Jaco Pastorius est celui qui a révélé cet instrument au monde entier, établissant sa réputation internationale au sein du groupe Weather Report à partir du milieu des années 1970. Il a su imposé à son époque le son fretless, à travers des compositions comme « Teen Town », morceau révélateur de la virtuosité et du son qu’il pouvait obtenir de son instrument.

    Il est le seul bassiste électrique parmi les sept bassistes intronisés au DownBeat Jazz Hall of Fame (2017). Il a été salué comme l’un des meilleurs bassistes électriques de tous les temps. « Il a été le dernier jazzman du xxe siècle à avoir influencé les générations suivantes » (Pat Metheny).

    Un historique : jusqu’en 1970 environ, la plupart des musiciens de jazz jouent de la contrebasse acoustique. En général les bassistes restent en arrière-plan avec le batteur, formant la section rythmique, tandis que le saxophoniste, trompettiste ou chanteur gère la mélodie et dirige le groupe. Mais Pastorius avait d’autres idées pour son instrument. Il n’était différent.. il bougeait, chantait et tournait sur scène. Il plaisantait et parlait à la foule, jouait souvent pied nus et torse nu. C’est avec lui que la technique des harmoniques prend tout son essor. Après avoir appris les harmoniques artificielles, il les ajoute à sa technique et à son répertoire. Les harmoniques naturelles sont jouées en touchant légèrement la corde d’une frette sans l’appuyer sur la touche, ce qui donne une note qui sonne un peu comme une cloche. Les harmoniques artificielles, également appelées fausses harmoniques, impliquent de toucher légèrement une corde avec un doigt de la main gauche. L’autre doigt de la main droite joue la note. Un bon exemple d’harmonique souvent cité est l’introduction de “Birdland”. Pastorius était connu pour ses lignes de basse virtuoses combinant des rythmes afro-cubains inspirés par Cachao Lopez, et R&B pour créer des lignes de funk syncopées en double croches. Il utilisait également beaucoup les fameuses notes fantômes.

    Après une remastérisation (RTBF-1985) de cet enregistrement, voilà une session qui nous présente des standards magnifiquement interprétés. Les musiciens : Jaco Pastorius: Bass; Keys, Perc, Paco Sery; Drums, Jon Davis; Piano, Paul Mousavizadeh; Guitar, Azar Lawrence; Sax, Perc; Guests: Toots Thielemans: Harmonica ; Michel Hatzi Georgiou: Bass.

     

    01. Dolphin Dance 00:00
    02. If You Could See Me Now 10:59
    03. drum solo 15:40
    04. drum + sax solo 19:38
    05. Three Views of a Secret 25:51
    06. bass solo 33:12
    07. Continuum 33:45
    08. America 37:18
    09. Twins 41:40
    10. Liberty City 42:51