Vous ne connaissez pas le son de la contrebasse de Stanley Clarke, alors il suffit d’écouter ce concert (choisissez un bon retour stéréo). Il est entouré ici avec les meilleurs : Ruslan Sirota, Ronald Bruner et la grande Hiromi (!)
Auteur/autrice : Muse
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Monty Alexander Marciac festival
Monty Alexander est un pianiste vigoureux, virtuose et donc très inventif. Programmé dernièrement au 50eme Montreux Jazz, c’est un live à Marciac (en 2011) que je vous propose pour un concert mémorable, accompagné de John Clayton à la contrebasse et Jeff Hamilton aux drums. Ainsi la découverte sera d’autant plus exhaustive car ces deux « SideMen » sont talentueux …)
Lors d’une interview il nous parle de son ami Ahmad Jamal «Une merveille de l’Amérique. » … « Son visage devrait être sculpté sur le Mount Rushmore. »… « Comme lui, ou comme Errol Garner, j’essaie de faire jaillir la musique du clavier » … « Vous me posez trente-six questions sur les figures du jazz. On peut gloser des heures. Si vous vous écartiez un peu du genre? Si vous me branchiez sur Elvis Presley, ou sur le Blues, vous m’entendriez pendant un moment. » … « Je plaque la musique des grands bluesmen sur le piano. Aussi bien que celles de Meade Lux Lewis ou d’Albert Ammons, deux immenses pianistes de boogie. Le Mississipi s’est vidé dans mon crâne comme une éponge. Il coule aussi dans mes veines. »
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Richard Bona and guest Raul Midon
Qu’y a t il de commun entre Raul Midon et Richard Bona … ? Ils sont tous les deux instrumentistes hors pairs, chanteurs et compositeurs installés aux États-Unis. Ils ont migré aux États-Unis en quête de plus grandes opportunités en musique, Raul depuis le Mexique, Bona du Cameroun. Raul a ses racines dans le Jazz, le Blues et le R&B et folk, Richard est un super bassiste jazz, funk et fusion ainsi que la musique africaine. Raul a un timbre distinctif et agréable, est influencé par Stevie Wonder, avec sa guitare qu’il maitrise à merveille et utilise la voix comme une trompette, ce qui donne un ensemble d’une rare virtuosité.
Richard Bona est actuellement l’un des bassistes les plus recherchés dans le monde du jazz, aux vus des projets musicaux en partenariat avec des musiciens comme Joe Zawinul, Larry Coryell, Michael Brecker, Bobby McFerrin, George Benson; Richard Bona ayant aussi été un sideman avec différents projets, qui combinent la musique instrumentale et le chant, lui offrant une carrière réussie et est acclamé par la critique dans le monde entier. Les voilà ensemble à Jazz in Marciac 2011, en jouant avec leurs voix, leur répertoire montre qu’il est possible de joindre créativité et virtuosité , de grands artistes généreux et aboutis.
Une prestation de Richard Bona en live… pour vous rappeler l’influence de Jaco Pastorius avec une composition signée du grand maître… « Teen town » -

Montreux Jazz Festival – Claude Nobs
HOMMAGE à Claude Nobs (créateur & producteur du Festival Montreux Jazz)
Confortablement installé au-dessus de nos têtes depuis quelques années maintenant, tu pourras de nouveau innover et créer le plus grand des festivals. Avec tous ces artistes que tu as connus et que tu as produits sur la scène du casino puis plus tard au grand Auditorium, je suis sur qu’ils sont avec toi et te répondent toujours présent !
Nous nous sommes rencontrés un beau jour d’été au « Picotin », tu invitais le staff technique afin d’être fin prêt pour le top-départ de ton grand Festival. Autour de nous (et de ton fameux barbecue Weber) il y avait ton ami Quincy Jones, les Blues Brothers, Barbara Hendricks et tant d’autres … tous à la même table et discutant les derniers détails en vue d’une énième soirée qui s’annonçait encore exceptionnelle.
Comment faisais-tu pour créer autant de sérénité autour de toi…? Simplement nous étions heureux d’être là et jouissions de l’instant présent … Alors merci encore pour cette formidable aventure qu’est le Montreux Jazz, tu auras porté la musique dans ton univers sans frontière et ton public te restera fidèle pour longtemps encore.
En quelques mots simples ceux qui reconnaissaient l’amour indéfectible que tu avais pour la musique
Cette vidéo nous décrit l’ambiance du festival vu des coulisses …
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Joni Mitchell une déesse canadienne
En 1967, une jeune folkeuse quitte sa famille, son mari et son Canada natal pour tenter sa chance aux États-Unis. Joni Mitchell chante d’une voix douce et grave et joue de la guitare sèche comme personne. Ses accords laisseront Eric Clapton stupéfait. À New York, l’ancien leader des Byrds, David Crosby, la remarque et la prend sous son aile. Ensemble, ils rejoignent en Californie les communautés de hippies qui tentent d’échapper à une Amérique conservatrice et puritaine. La réputation de Joni Mitchell rencontre alors un écho grandissant. Au sein du Flower Power, où évoluent aussi Joan Baez et Janis Joplin, féministes et engagées, ou un Bob Dylan contestataire, elle se démarque par son refus de suivre les modes de la contre-culture. Ses textes, d’un raffinement inédit, sont d’une facture intimiste et poétique. Ce style nouveau dans la scène folk rencontrera un succès public stupéfiant, et ses albums « Cloud »s, « Blue » ou « Heijira « marquent leur époque ». « Introspective, sa musique devient l’une des incarnations d’une Amérique éprise de liberté.
Une perle rare qui grâce à nos réseaux omniprésents nous offre une réalisation que, même notre imagination d’auditeur le plus averti, n’aurait pu imaginer. La découverte de ce live démontre une époque ou les richesses et les interprétations musicales étaient quotidiennes. Sur cette scène live Joni Mitchell, icône de la musique folk, est entourée de musiciens qui auront une immense carrière pour chacun d’eux. Ce concert est avant tout un moment T ou la musique, d’une qualité sans pareille, nous offre de découvrir aussi tous ces talents qui marqueront les années à venir de leurs virtuosités renouvelées. Pat Metheny, Peter Mays, Michael Brecker, Jaco Pastorius … et Joni Mitchell la déesse canadienne. Déjà immortelle, icône folk malgré elle, elle aura en près de cinquante ans de carrière et une vingtaine d’albums studio, déjoué tous les pronostics de son entourage, tous les codes du genre. Tout en se baladant de jazz en fusion, de rock en pop, souvent à l’envers des modes et des diktats commerciaux, sur le fil d’une voix magique, son phrasé unique et sa guitare accordée à l’infini restera à jamais pour nourrir nos émotions.
(recorded at the Santa Barbara County Bowl/ September 1979 – 0:00 – Introduction – 1:57 – In France They Kiss On Main Street – 6:05 – Edith And The Kingpin – 10:15 – Coyote- 15:11 – Free Man In Paris – 18:40 – Goodbye Pork Pie Hat – 24:34 – Jaco’s Solo – 28:39 – The Dry Cleaner From Des Moines – 33:00 – Amelia – 39:42 – Pat’s Solo – 42:50 – Hejira- 50:03 – Black Crow – 53:57 – Furry Sings The Blues – 59:35 – Raised On Robbery – 1:02:48 – Band Introduction – 1:04:00 – Why Do Fools Fall In Love? – 1:06:23 – Shadows And Light)
David Crosby disait d’elle que son immense talent lui promettait d’être « Meilleure que Bob Dylan » et « plus prolifique que quiconque » « elle est sans aucun doute la meilleure chanteuse-compositrice de notre temps ». Son plus grand regret est de n’avoir jamais chanté avec Miles Davis. Celui-ci préférait causer pinceaux avec elle, tout en prêtant une attention au lyrisme de ses mots alliant la poésie et sa plume introspective sur des harmonies complexes … « Et pourtant, j’ai tout essayé pour jouer avec lui! Il venait me voir peindre, et lui adorait dessiner. On parlait peinture, jamais musique. Après sa mort, son fils m’a dit : « Tu sais que Miles avait tous tes disques près de son lit ? »
Dès les années quatre-vingt, elle développera une critique virulente de la cupidité et du consumérisme, plus que jamais d’actualité. En dix-neuf albums studio, celle qui a joué avec Herbie Hancock et Peter Gabriel, inspiré Prince, Björk et Janet Jackson, a modifié le cours de l’histoire de la musique.
Une biographie signée Edouard Graham – Le Mot et le reste (16/02/2017), « Comme le dit l’auteur, Joni Mitchell est « une auteure qui, d’album en album, construit une oeuvre évolutive, variée, ponctuée de prises de risques assumées ». Edouard Graham nous dresse un portrait d’une artiste essentielle, influençant de nombreux musiciens (de Madonna, Prince jusqu’à Billie Eilish…), peu n’ont pas été ébloui par son art. Un portrait complet, sérieux, qui s’appuie sur de nombreux extraits de paroles de chansons (bien traduits) et des notes explicatives en bas de page. Mais un portrait qui n’est pas qu’élogieux: on voit les failles de Joni apparaître à de nombreux endroits et surtout un caractère en acier trempé (sans doute nécessaire pour faire carrière et durer dans le show business). Au final, le portrait d’une femme libre, de vivre sa vie comme elle l’entend, de composer la musique qu’elle souhaite et de l’enregistrer selon sa volonté, travailler avec Charles Mingus, Wayne Shorter, Jaco Pastorius ou encore Herbie Hancock, Larry Carlton (et tant d’autres!). Elle veut penser l’art comme un tout sans frontière, la musique mais aussi les arts graphiques dont elle est passionnée, dessin et peinture. Plus j’en apprends sur Joni Mitchell, plus je la trouve fascinante et essentielle. Joni est une artiste qui figurera parmi les plus importantes de la 2e moitié du XXe s et elle n’a pas fini d’encourager des vocations dans la jeune génération. »
SPECIAL PROGRAMMATION ARTE.TV (11/2023 – disponible 30/10/2023 au 28/12/2023)
Une silhouette longiligne dans une robe jaune paille face à une marée humaine qui s’étend jusqu’en haut des collines voisines : en ce 29 août 1970, le festival de l’île de Wight sait jouer des contrastes. Seule sur scène avec son piano, sa guitare et son dulcimer, Joni Mitchell comprend vite que sa prestation peut chavirer dans le chaos face à cette foule incommensurable, indisciplinée et pour partie dopée à l’acide. Certains aux premiers rangs se moquent d’elle, on l’interrompt pour un spectateur pris de malaise, un homme fait irruption pour passer une annonce… À fleur de peau, au bord des larmes, la jeune princesse du folk oublie ses paroles et stoppe ses chansons en plein envol. Mais même au bord de la rupture, elle ne se laisse pas engloutir par la folie latente du Woodstock anglais. “ »Vous vous comportez comme des touristes, « tempête-t-elle ». C’est dur de se mettre à nu en public, respectez-nous ! »” Alors que ses chansons graves et intimistes ne paraissent pas adaptées à un concert de masse en plein air, Joni Mitchell par sa force de caractère et la croyance en son art parvient à retourner la foule et à transformer son passage en triomphe en interprétant ses premiers succès, parmi lesquels « Woodstock », « Both Sides Now », « A Case of You » et « Big Yellow Taxi ». Sous le soleil doré de Wight, chapeau bas. Live at the Isle of Wight Festival 1970
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Gonzalo Rubalcaba Caravan original
Gonzalo Rubalcaba est considéré comme l’un des plus grands pianistes cubains de sa génération. Ses rencontres avec Dizzy Gillespie et Charlie Haden dans les années 1980 lui ont permis d’afficher son talent aux Etats-Unis et partout dans le monde. Depuis, Gonzalo a sorti plus de 40 albums à son nom, enregistré avec Ron Carter, Al Di Meola ou Chick Corea et joué cinq concerts au Montreux Jazz Festival, dont le premier a été immortalisé sur l’album Discovery – Live at Montreux, sorti sur le label Blue Note en 1991.
Durant ce concert Gonzalo joue un standard bien connu des pianistes de jazz : Caravan (Duke Ellington) , ici l’interpretation laisse libre cours à l’originalité extrême de cette partition – Jeff Chambers (contrebasse) Ignacio Berroa (drums)
Le pianiste a récemment fondé sa propre école de masterclass digitales, appelée Rubalcademy, et a remporté son troisième Grammy Award pour l’album Skyline, enregistré avec Ron Carter et Jack DeJohnette en 2021
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Little Comets Pure british
La découverte de ce groupe il y a maintenant une quinzaine d’années (encore une notion du temps qui m’échappe..) fut une révélation. Tout ce qui peut nous évoquer le style d’un rock 100% anglais et cela fait du bien. Le groupe est originaire de Tyne and Wear (UK), plus précisément des villes de Jarrow et Washington. Il a été formé en 2008 par les frères Robert Coles (chant/guitare) et Michael Coles (guitare), et Matthew Hall (bass).
Un de leur premier clip « Isles » nous fait penser au cinéma de Ken Loach …. déjà une ambiance, un son et une réalisation pur british (!)
Au fil du temps, d’autres musiciens ont rejoint ou collaboré avec le groupe. Leur musique mêle un rock indépendant mélodique avec des guitares vives, des rythmes de percussion assez présents, et parfois des influences afro-beat ou tropicales.
Les textes parlent souvent de vie quotidienne, de réflexions personnelles ou sociales, plutôt que de clichés rock classiques. Au début, ils ont donné des concerts dans des lieux peu conventionnels (salles de cours universitaires, wagon de métro, boutiques) dans le Nord-Est de l’Angleterre, pour développer une proximité avec le public.
Vu comme commentaire : « This song is perfect.. This band is perfect.. This album is perfect… »
Leur premier single notable : One Night in October (2009), qui avait attiré l’attention dans le circuit indépendant au Royaume-Uni. Puis un premier album : In Search of Elusive Little Comets, sorti le 31 janvier 2011 via le label indépendant Dirty Hit. Leur deuxième album : Life Is Elsewhere, sorti le 15 octobre 2012, puis encore leur troisième album : Hope Is Just a State of Mind (16 février 2015) — marque un peu plus de maturité ou de changement dans le son. Enfin leur quatrième album : Worhead, sorti le 10 mars 2017 via leur propre label « The Smallest Label ». Depuis ils continuent de sortir des singles/EPs et sont en train de travailler sur un cinquième album (2025).
Après un bref passage chez un grand label (Columbia Records) en 2009, ils ont rompu avec celui-ci pour rester indépendants. Leur propre label « The Smallest Label » leur permet une plus grande liberté artistique depuis les années 2010. Le groupe a su fidéliser un public régional (Nord-Est de l’Angleterre) tout en accédant à une reconnaissance plus large dans le circuit indie britannique. Ils sont souvent cités pour leur approche DIY (faire beaucoup par eux-mêmes) et leur sincérité dans l’écriture. Un exemple de single politique : Total Abject Paranoia (2021) qui évoque des thèmes de peur collective, populisme et autres sentiments.
Concert le 13 novembre 2025 à DingWalls, London (billets sur axs.com)
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Le Power Groove des Jazz Avengers
Si vous ne connaissez pas les Jazz Avengers et que vous êtes musiciens (nes) alors soyez zen car vous allez vous prendre une claque. Ce groupe n’est pas sans rappeler les fameux Brecker Brothers (si vous chezchez bien dans mabox, vous les trouverez), groupe mythique des années 80 regroupant des pointures de l’époque. Mais ces japoneseries (!) sont plus attractives par leurs virtuositées que par leur répertoire qui reste somme toute assez basique. C’est dommage qu’avec tant de talent instrumental il n’y ai pas un arrangeur plus conséquent comme à l’époque des Brecker Brothers ou chaque morceau était toujours un nouveau challenge. Mais réjouissons nous simplement de les écouter ce qui nous surprendra à coup sur !
Drums : Senri Kawaguchi Bass : Juna Serita Guitar : Chizuru Segawa Keyboard : Marie Takeda Soprano Saxophone : Ami Nakazono Alto Saxophone : Miho Terachi Alto Saxophone : WaKaNa Tenor Saxophone : Miku Yonezawa
L’origine du groupe remonte à 2021, lorsque Kawaguchi a été invité à rassembler de jeunes musiciennes japonaises pour donner une représentation lors de la cérémonie de clôture du One Young World Summit, une convention internationale des leaders de la nouvelle génération qui s’est tenue à Munich cette année-là.
« Comme nous avions beaucoup de temps libre, nous avons discuté, fait de la musique ensemble et avons fini par très bien nous entendre », a déclaré Kawaguchi. « Nous avons donc décidé de faire quelques concerts ensemble, qui étaient tous très amusants. Et puis nous avons tous convenu que nous aimerions continuer le groupe et avons changé son nom. C’est comme ça que ça s’est passé jusqu’à présent. » Section de cuivres entièrement composée de saxophonistes Ils ont eu l’idée de renommer le groupe The Jazz Avengers, comme dans une série de films de super-héros, car le groupe était composé de huit musiciens très talentueux (avoir une section de cuivres composée uniquement de saxophonistes est un format assez inhabituel car la section comprend normalement des trompettistes et des trombonistes). « Je n’avais jamais joué dans un tel format auparavant », a déclaré WaKaNa, ajoutant que lorsqu’elle a joué avec les trois autres saxophonistes pour la première fois, elle a été étonnée par le son puissant et dense qu’ils produisaient. Kawaguchi espère que son groupe jouera le rôle de promoteur de la musique jazz dans son ensemble dans leur pays et pourquoi pas dans le reste du monde.











