Gonzalo Rubalcaba est considéré comme l’un des plus grands pianistes cubains de sa génération. Ses rencontres avec Dizzy Gillespie et Charlie Haden dans les années 1980 lui ont permis d’afficher son talent aux Etats-Unis et partout dans le monde. Depuis, Gonzalo a sorti plus de 40 albums à son nom, enregistré avec Ron Carter, Al Di Meola ou Chick Corea et joué cinq concerts au Montreux Jazz Festival, dont le premier a été immortalisé sur l’album Discovery – Live at Montreux, sorti sur le label Blue Note en 1991.
Durant ce concert Gonzalo joue un standard bien connu des pianistes de jazz : Caravan (Duke Ellington) , ici l’interpretation laisse libre cours à l’originalité extrême de cette partition – Jeff Chambers (contrebasse) Ignacio Berroa (drums)
Le pianiste a récemment fondé sa propre école de masterclass digitales, appelée Rubalcademy, et a remporté son troisième Grammy Award pour l’album Skyline, enregistré avec Ron Carter et Jack DeJohnette en 2021
Durant ce live on apprécie la puissance et l’énergie du Pat Metheny Group
En hommage à Lyle Mays (1953 – 02/2020), pianiste, compositeur du groupe voici un live ou à 3’05 nous pouvons apprécier la place si importante que Lyle avait dans ce groupe. On remarquera le set midifié entre le grand piano Steinway et les claviers qui constitue le panel du musicien.
Si vous n’avez aucune idée de ce que peuvent être des orchestrations originales et inédites, alors écoutez ce concert de Pat Metheny et son groupe (The Way Up Live – Seoul, Korea, 2005). Avec son expérience et sa notoriété, cet artiste cherche toujours de nouveaux sons, de nouveaux musiciens, de nouvelles expériences. Il commence (souvent) le concert en solo avec un instrument bizarroïde, une guitare appelée Pikasso à 42 cordes fabriquée spécialement pour lui par un luthier canadien (Linda Manzer), et cela reste unique et merveilleusement beau. Puis le concert continue pour laisser libre à de nouvelles compositions et arrangements les plus sophistiqués des unes des autres. Sur sa page Wiki on note: « Le Pat Metheny Group est une entité considérée par l’artiste comme étant la pierre angulaire expérimentale de sa musique. Elle lui permet toutes les fantaisies de compositeur. Le noyau initial est composé du binôme Metheny / Mays. A partir de 1981, le noyau s’établit autour de 3 personnes : Metheny, Mays et Steve Rodby qui sont tous co-producteurs du groupe. On retrouve dans la musique du Pat Metheny group de nombreuses influences : le jazz, le rock, la musique country, la world music (en particulier la musique brésilienne), la musique classique (en particulier les compositeurs impressionnistes)… ». Les morceaux du Pat Metheny group sont généralement cosignés par Metheny et Mays. Les rôles ne sont pas figés, mais, la plupart du temps, Pat Metheny écrit la trame mélodique et harmonique tandis que Mays réalise l’arrangement final. Si la «cellule centrale » (Metheny, Mays) reste inchangée, le personnel du groupe a souvent été remanié durant toutes ces années et au fil des tournées mondiales. Pat Metheny a eu aussi de belles expériences notamment ici avec les meilleurs musiciens du moment … Live (Shadow dance) avec Jack DeJohnette – Drums / Pat Metheny – Guitar / Herbie Hancock – Piano and Keyboards / Dave Holland – Bass.
Cet arrangement est inspiré de l’univers et le style de Thelonius Monk, c’est pourquoi John Patitucci composa pour Coréa et Monk (à l’époque) pour la formation en trio, avec ce commentaire « we’re still learning / searching how to end it .. lol »
Au cœur du génial compositeur Thelonius Monk se trouve son langage harmonique unique. Accords dissonants, phrasés irréguliers et pauses inattendues caractérisent son œuvre, créant un sentiment de tension et de détente qui distingue ses compositions du jazz de cette époque
L’art du trio est remarquable dans cette formation, on appréciera le jeu impressionnant de Dave Weckl. Patitucci et Calderazzo sont parfaitement au niveau de l’ensemble. Une belle démonstration de l’accomplissement d’un trio jazz classique (Piano, Bass et Batterie)
Un des plus brillants contrebassistes des dernières décennies et musicien éclectique, Avishai Cohen est un compositeur inspiré qui aime brasser les styles en toute liberté. Si vous aimez la (les) sonorité(s) de la contrebasse vous serez bien servi avec ses envolées rythmiques et ses mélodies reconnaissables qui façonnent au fil des temps l’identité de sa musique.
Entouré de deux musiciens exceptionnels (le pianiste Guy Moskovich et la batteuse Roni Kaspi), il nous propose des compositions originales et profondes arrangées avec une grande élégance. Un jazz teinté de nostalgie mais aussi empreint d’un romantisme échevelé, plein d’esprit, de joie et de plaisir à partager. Une musique à la fois subtile et ryhtmique, qui n’oublie pas de nous servir de belles phrases mélodiques. L’art du trio est ici de nouveau représenté avec force et virtuosité avec ces trois musiciens. Découvrez sa musique avec ce live au Festival de jazz de Marciac.
C’est en 1959 que le succès est à son apogée pour Dave Brubeck avec le célèbre album « Time Out » où l’on trouve les morceaux « Blue Rondo à la Turk », « Take Five » et « Three to Get Ready », album très innovant notamment par ses signatures rythmiques atypiques variant d’un morceau à l’autre. « Take Five », premier succès du quartet (composé par Paul Desmond en 1959), est écrit en 5/4. Ce succès est l’un des rares exemples de musique novatrice qui deviendra un hit planétaire. Take Five a été mis en parole par de nombreux artistes dont Al Jarreau et, surtout, Carmen McRae qui l’a chanté avec Dave Brubeck lui-même au piano. En France, en 1966, Claude Nougaro fait de « Blue Rondo à la Turk » une chanson atypique.
J’ai choisi l’interprétation de Take Five par George Benson car elle nous prouve combien ce morceau était original par sa construction rythmique même quand on s’amusait à la déconstruire (un peu) avec la guitare (l’arrangement) de George Benson. ( Montreux Jazz 1986 – Take Five).
Le Concerto pour piano n°2 opus 18 de Rachmaninov est une des pièces majeures du compositeur et dans ce live Yuja Wang excelle dans l’interpretation. Bien sur qui ne connait pas Yuja découvrira à travers cette vidéo (HD) la grande concertiste qu’elle est.
Le Concerto pour piano n°2 de Rachmaninov constitue une étape importante parmi les concertos pour piano pour l’ensemble des compositeurs.Seule une pianiste exceptionnelle comme Yuja Wang peut en transmettre la beauté.Elle est à la mesure de toutes les difficultés en matière de virtuosité au piano. Ici, tout est juste : technique, timing, expression, dynamique, sensibilité.Elle joue le deuxième mouvement tout simplement avec une beauté et une émotion époustouflantes. De même un grand orchestre avec l’immense chefValery Gergiev . Une pianiste de classe mondiale. Superbe concert à la fondation Louis Vitton. Bravo Yuja Wang.
Cette pièce est intéressante dans sa genèse, Rachmaninov avait écrit une ouverture désastreuse pour des raisons encore controversées. Suite à cela, une intense dépression l’empêchera de composer et donc d’aller de l’avant. Après avoir travaillé avec un psychothérapeute, son travail a pu reprendre. Le résultat fut son 2e Concerto pour piano et orchestre. Le plus apprécié du répertoire romantique. Cette pièce est un immense cadeau suite à cette période difficile et constitue son retour triomphal à la composition.
De même, pouvons-nous imaginer si George Gershwin était vivant pour entendre sa célèbre pièce interprétée par Miss Wang ?Gershwin a composé Rhapsody In Blue avec tellement d’éléments nouveaux et d’arrangements novateurs dans cette composition. Eh bien je l’entends jouer pour la première fois avec ce concert,Il n’y a pas de mots pour exprimer tant de nouveauté et de sensibilité dans cette interpretation.
John McLaughlin est un guitariste, chef d’orchestre et compositeur anglais. Pionnier du Jazz Fusion, sa musique combine des éléments de jazz avec le rock mais aussi avec la musique du monde, la musique classique indienne, la musique classique occidentale, le flamenco et le blues. Après avoir contribué à plusieurs grands groupes britanniques du début des années 1960, McLaughlin réalise Extrapolation, son premier album en tant que leader, en 1969. Il s’installe ensuite aux États-Unis, où il joue avec le groupe Lifetime de Tony Williams puis avec Miles Davis sur son jazz – fusion album In a Silent Way, Bitches Brew, Jack Johnson et On the Corner. Son groupe modern Jazz rock des années 1970, le Mahavishnu Orchestra, a interprété un style de musique techniquement virtuose et complexe qui fusionnait le jazz électrique et le rock avec des influences indiennes.
56e Montreux Jazz 2022 : concert le 11 juillet au Stravinsky
Après ses rencontres avec David Bowie, les Stones ou Jimi Hendrix, ce virtuose britannique de la guitare participe au tournant des années 70 à la naissance du mouvement fusion. John McLaughlin va plus loin : il étend ses participations et collaborations aux musiques complexes de l’Inde, inaugurant de mémorables assemblages ethno-musicaux, face visible de sa recherche spirituelle. Son groupe Mahavishnu, puis Shakti laissent des traces durables. Au terme de plusieurs tournées planétaires au sein d’un trio de guitares qu’il co-dirige avec Paco de Lucia et Al Di Meola (Friday Night in San Francisco, Théâtre Warfield 1981), John McLaughlin diversifie les projets, revenant aux transes éblouissantes de Shakti, ou radicalisant son jeu sur quelques albums décoiffants.
Son groupe actuel est la résultante de son incroyable carrière, résumant la construction patiente de sa pierre philosophale à travers la musique. C’est donc l’essence de l’artiste John McLaughlin, musicien désormais légendaire, que le public de La Seine Musicale pourra apprécier au cours de ce concert exceptionnel (La Seine Musicale, Auditorium Patrick Devedjian Jazz, Musiques du monde. La Seine Musicale, Île Seguin, 92100 Boulogne-Billancourt. https://www.laseinemusicale.com/ – Lundi 23 Mai. 2022 à 20h30 )
Voici un live in Concert 2016 du John McLaughlin & The 4th Dimension (John McLaughlin, guitare, Gary Husband, claviers et batterie, Ranjit Barot, batterie, Etienne Mbappe, basse)
Un peu d’actualité pour cette grande artiste du clavier qui continue au gré de ses envies, à compléter une multitude de styles à travers ( souvent) des compositions assez sophistiquées. La voir jouer est un pur bonheur, Hiromi Uehara est une bête de scène, une boule d’énergie communicative, au final un phénomène. En live au Blue Note de Tokyo, un morceau de son dernier album « Silver Lining Suite »
Hiromi Uehara est une pianiste au jeu d’une virtuosité insolente. Née à Hamamatsu au Japon, aujourd’hui cette virtuose adoubée par Ahmad Jamal demeure un phénomène. Elle fut dans les 90’s une enfant prodige à la fois fascinante et dérangeante, bardée de prix et de récompenses, capable de jouer Mozart ou Rachmaninov à l’envers comme de visiter Oscar Peterson et Art Tatum avec sa fougue toute personnelle. Après plusieurs expériences toutes plus enrichissantes les unes que les autres (à 17 ans elle monte sur scène avec Chick Corea à Tokyo alors qu’ils ne se sont rencontrés que la veille, en 2008 elle fera un album « Duet » avec lui; son groupe « Sonicbloum » enregistre deux albums, puis viennent les rencontres avec Stanley Clarke et Lenny White)…
La pianiste japonaise se lance ensuite dans son nouveau projet « The Trio Project » avec le batteur de Toto, Simon Phillips et à la basse Anthony Jackson. Ce trio enregistre deux albums, « Voice » et « Move » respectivement en 2011 et 2012, et part en tournée dans le monde entier. Voici ici un extrait live du titre « Desire » (July 25,2015 Japan) ou les musiciens excellent par leur virtuosité ...(ci-dessus)
De même une improvisation comme seule Hiromi en a le secret .. 😉
Et enfin une diffusion à la TV japonaise (normalement impossible à voir pour les occidentaux que nous sommes 😉 .. mais il faut admettre que Hiromi nous offre ici (une fois de plus) la maîtrise de son instrument.